Si vous agrandissez l'image en cliquant simplement dessus, il y a du monde sur la piste! Rassurez vous ce n'est pas une attaque aérienne ni une erreur de contrôle. Non il semble bien qu'il s'agisse du même appareil. Une image certainement du au mode de prise de vue.lundi 8 février 2010
CDG en passe de battre le record de trafics simultanés ?!
Si vous agrandissez l'image en cliquant simplement dessus, il y a du monde sur la piste! Rassurez vous ce n'est pas une attaque aérienne ni une erreur de contrôle. Non il semble bien qu'il s'agisse du même appareil. Une image certainement du au mode de prise de vue.dimanche 7 février 2010
A bord du Piper Archer III
Les bonnes nouvelles :
- on s’y attendait, mais la vitesse en croisière est bien là : 125 voir même 130 kt, un vrai progrès comparé aux 110 kt du DR-400 140B.
- le confort interne, pour les passagers surtout, avec un place aux jambes digne d’une berline allemande, le chauffage est rapide, les lumières et ventilations présentes pour chaque passager, comme sur un gros. Mais où est le bouton pour appeler l’hôtesse ?
- les instruments sont précis, l’horizon artificiel est stable, le VOR n’oscille pas, la partie radio/nav est doublée, le réchauffe Pitot n’est pas qu’un bouton non cablé… ca change du Robin.
- Le pilotage au
manchevolant, un peu déroutant au départ est très agréable, l’avion est stable en vol et en approche. Une fois établie sur son plan, en finale, vitesse stabilisée, le bébé reste sur son plan sans bouger. La finesse est étonnante, les PTE / PTU nécessites un peu d’attention mais on en rentrant les trainée, on en ferait presque un planeur.
- la visibilité extérieure, une horreur quand on est habitué aux grandes verrières des HR-200 et DR-400 ! Ici, on a l’impression de regarder aux travers de hublots. La planche de bord arrive très haut, la vue avant est limitée, surtout en montée.
- la vitesse en palier, agréable en croisière, piégeuse en circuit d’aérodrome. Il faut bien penser à réduire avant de débouler à 125kt dans le circuit de piste entre 2 avions écoles à 90 kt !
- l’envergure, très supérieure à celle des robins, certains on du zapper cette info pour casser le phare de bout d’aile !
- Un point important aussi : aucun rangement coté pilote! oui oui! Rien pour ranger cartes, Check-list, lunettes, pas de rangement ni de pochettes, rien! Il parait que c'est fait "exeuprè" Il y a un rangement coté copi. Donc le pilote passe tout au copi qui assure le ménage et le rangement de la cabine, cool!
Niveau sécurité, la visibilité extérieure est clairement une gêne. Le Pilote Auto peut par contre à mon sens contribuer à réduire la charge du pilote « dans la cabine ». Pas besoin de se battre avec l’altitude ou le cap, même si un contrôle régulier des instruments est nécessaire. Cela laisse plus de temps pour regarder dehors, et ce n’est pas un mal. Le réchauffe Pitot peut aussi se révéler précieux si besoin.
Prochain vol prévu : une nav de 3h avec un autre élève, l’un assurant l’aller l’autre le retour. Au programme, utilisation du couple P.A. / Sélecteur d’altitude / GPS et passage en niveau de vol (ca n’arrive pas tout les jours aux jeunes pilotaillons que nous sommes, 3 ou 4 fois sur mes 2 ans de vols dans mon cas). Suite au prochain épisode ! Avec pour objectif quelques belles navs au printemps, et notre périple de 4 jours aux U.S. cet été en Piper Archer III.
mercredi 6 janvier 2010
Density Altitude

Comme toujours, des animations, des vidéos, des enregistrements audio, et un Quizz pour finir et faire le point sur ses connaissances. Cela ne dispense pas d'une formation, mais ces cours sont décidément très pédago et efficaces!
On en retient que :
- Altitude, chaleur et performances ne vont pas ensemble.
- En montagne la Vp est supérieure à la Vi, les obstacles arrivent plus vite qu'en pleine!
- Avant d'entreprendre un vol, les performances doivent être vérifiées, La distance de décollage est elle suffisante ? Quel sera mon taux de montée ? ...
- Virage en vallée, attention, la vitesse augmente le rayon du virage!
- Briefing Météo bien étudié avant le départ et informations récupérées régulièrement en vol, la météo change vite en montagne!
- L'hypoxie peut être insidieuse, elle agit sur la vision dès 10 000ft de jour et 5 000ft de nuit.
- Éviter le VFR de nuit en région montagneuse, le relief est presque imperceptible.
- Attention au givrage cellule, les perfos de l'avions dégradées par l'altitude risquent de ne pas permettre de monter, et descendre peut amener à une collision avec le terrain.
- Préférer contourner un relief que passer au dessus. Se rappeler que le taux de monter diminue fortement avec l'altitude et la température.
- ...
D'autres ressources sur l'altitude-pression :
- Votre Manuel du Pilot Capedues (et oui, ca y figure! Incredible, isn't it?)
- Wikipedia
- Performance Factor, Air Density
- Density Altitude Calculator
- et surtout le manuel de vol de votre avion, section "Performances"
dimanche 3 janvier 2010
Fly Over Arizona '10

- A l'arrivée à Denver, nous profiterons des 2 jours précédents notre salon pro pour passer au FSBO pour l'équivalence de notre licence, puis se faire lâcher par un instructeur du club local. Si on a le temps, un peu de local pour se mettre en jambes ...
- Après le salon, nous aurons tout notre vendredi après-midi pour régler les derniers papiers si cela n'a pas été fait avant, et faire un petit local (voir une première branche suivant le temps dispo).
- Day 1 : C'est le Samedi que les choses sérieuses devraient normalement commencer, avec un vol de 3h30 en direction de Monument Valley (UT25). Si l'on a pu réserver une chambre, nous dormirons sur place. En route, survole des rocheuses et de Arche National Park étape déjeuner possible à Grand Junction Regional Airport ou Montrose Regional Airport.
- Day 2 : Le grand tour des canyons ! Un vol assez court passant par le grand canyon, Zion Canyon, Bryce Canyon ... pour finir à Page Municipal au bord du lac Powell. Une journée qui pourra se rallonger, au besoin et suivant les sensations de la veille, par un déjeuner à Sedona.
Les paysages s'annoncent fantastiques! Ce sera aussi l'occasion de revoir tous ces canyons découverts en Van, entassés à 8, lors de nos études sur la cote ouest!
- Day 3 : Vers les Mormons. Départ de Page puis survol de Glen Canyon direction le Great Salt Lake Desert puis Salt Lake City. Tout juste 3h de vol, puis repos, visite ou vol local l'après-midi.
- Day 4 : Enfin un peu de verdure ! 7h de vol, rien de moins pour cette dernière journée ! Au programme les Twin Falls puis les Craters of the Moon. Un 100$ burger à Stanford Field juste avant d'attaquer les 4 dernières heures de vol de Yellowstone et des parcs alentours puis retour sur Denver ou se terminera notre périple.
Coté administratif, le maximum sera réglé avant le départ, notamment le Biennal Flight Review nécessitant 1h au sol et 1h en vol avec un instructeur FAA. Nous disposerons d'un peu de temps sur place pour le FSBO et le club local.
Le voyage ne dure volontairement que quelques jours, le but étant déjà de découvrir le vol aux U.S., d'y faire nos première heures, pour le reste, nous reviendrons!
Bref tout cela reste encore à travailler, voir l'avion, les escales, les changements de programme possibles, ... Ceci n'est qu'un premier tracer qui sera affiner d'ici Aout, il nous reste tout de même 8 mois! Cela n'est plus un rêve, c'est désormais un projet, à nous de le concrétiser!
lundi 21 décembre 2009
Amphi Cabine PA-28
(N925WB, PA-28 Archer III de 2003)Tous deux sont récents et superbement équipés, surtout le N925WB petit dernier de la flotte acheté cette année à un particulier, désormais immatriculé F-HDPE. Double GPS Garmin GNS430, 2 VOR, ILS, Pilote Automatique (PA), Trim électrique, Stormscope, ... et même la clim et les siège en cuire! Non, il ne fait pas le café, quoique ...
Toute cette électronique peuvent être d'une aide précieuse, mais aussi un véritable piège en vol! Il faut savoir les maitriser et les utiliser en conditions opérationnelles pour ne pas rester le nez dedans une fois en l'air au détriment du pilotage et de la sécurité extérieure. Car ici l'électronique gère tout! Exit la radio à affichage à segments, ici les fréquences se règlent sur le GPS, les VORs, le Squelch aussi! D'où l'importance de bien connaitre le matériel. Une fois le PA enclenché, l'avion est stable et ne demande plus d'effort de pilotage, mais il faut savoir reprendre la main instantanément en cas de nécessité. Bref, tout ca est un peut déroutant au début, entre les 2 GNS430, le PA et le sélecteur d'altitude, il ne faut pas se mélanger. Savoir appliquer les bonnes actions, et préparer un maximum au sol avant le départ devient ici encore plus indispensable.
Sur le volant, une forêt de boutons : la radio certes! mais aussi le PA (bouton rouge), 2 boutons que l'on peut pousser ou tirer pour le trim (moteur + embrayage du trim), et enfin un bouton pour reprendre la main momentanément sur le PA sans le désactiver (on évitera de l'utiliser car en cas d'urgence on désactive proprement et simplement le PA).
Hier rendez-vous était donc pris au club pour un amphi cabine et un tour de simu (et oui autant ne pas payer l'essence pour s'emmêler les pouces dans tous ces boutons)! 2h30 d'explications sur les différents menus et pages du GPS (Direct To, Plan de Vol, Stormscope, partie radio/nav, ...), sur les cadrans VOR qui peuvent être utiliser classiquement en VLOC (VOR) ou en mode GPS (le radial représente notre route), sur le P.A. 2 axes et le sélecteur d'altitude. Mise en pratique sur le simu sur un classique triangle Lognes / Coulommiers / Nangis / Lognes.
Puis amphi cabine pour voir un peu la disposition du tableau de bord, les petites particularités du PA-28, la mise en marche du PA, la sélection d'altitude, et le "pourquoi ca bip de partout ce bidule!). Le thermomètre de la machine fonctionne bien mais affiche -4°C! Ca caille dans le hangar ce soir!
Prochain rendez vous pour étudier le manuel de vol et partir revoir les tours de pites au plus vite! (début Janvier si la météo est avec moi!). Pour les navigation c'est un vrai rêve! A savoir quand même que ce petit joujou avec tout son équipement (notamment la clim et les siège en cuir) a une charge utile inférieure de presque 25 kilo au PA-28 non équipé de clim, siège en cuire et stormscope! Après les fêtes il faudra donc repasser sur la balance...
dimanche 22 novembre 2009
Cap-10C : "Tu as bien sanglé ton estomac?!"
Retour une semaine avant :
« Jean-Pieere, c’est pour le week-end prochain si la météo est avec nous ?
- Sa marche, samedi ou dimanche, je réserve un créneau et je te tiens au courant ».
Mercredi soir le verdict tombe, c’est parti pour samedi 11h, avant le repas, ca tombe bien ! Les consignes sont simple : prévoir un pull, pas trop chaud, rien dans les poches, juste le casque et les lunettes de soleil.

Samedi matin, arrivée sur le terrain à 11h pour un briefing de 30mn sur la sécurité : on chauffe le parachute, passage des sangles sous les jambes, on serre mais pas trop. Le parachute s’ouvre donc main droite sur le cœur et on tire !
Résumons nous : en cas de pépin, la verrière se déverrouille d’un coup en tournant de 90° le levier rouge au dessus de nous. On enlève la sangle bleue, puis le harnais (sangle noire) et on sort de l’avion, on essaye de marcher le plus loin possible sur l’aile afin de ne pas se ramasser l’empennage, on saute, main sur la poignée, et on attend 2sec avant de tirer sur cette fameuse poignée sur le cœur avec la main droite. C’est bon vous suivez ? Dit comme ca, c’est claire, mais une fois en l’air, le jour ou cela se produit, a t-on les bons réflexes ? En tous cas nous aurons été briffés !
Mise au point effectuée, on sort l’avion du hangar, facile chacun pousse une aile, le tagazou est très très léger à pousser, ses lignes tendues, la cellule est superbement entretenue, c’est un vrai CAP-10C, comme sur les photos ! Cette fois j’y suis, impossible de reculer, J-P m’aide à m’harnacher, le parachute sert de coussin, on passe toutes les sangles, c’est serré, plus rien ne bouge. Jean-Pierre me rejoins s’attache à son tour, et on démarre le moulin, à injection, ca part au quart de tour. Le bruit du moteur n’est pas très surprenant par rapport au DR-400 160 avec lequel je m’envois en l’air régulièrement. Ici, nous avons 20 chevaux de plus, et 200 kilos de moins ! Le réservoir avant est plein, l’arrière vide (obligatoire pour la voltige, il ne sert que pour le convoyage).
Nous voilà en train de taxier pour le point d’arrêt de la 08. Ce samedi matin, cavOK, tout le monde est de sortie … nous sommes n°5 au départ ! Devant nous, quelques centaines de chevaux, un Money, un SR22, un PA-28 train rentrant, et un PA-32 ! Mais ou sont donc passés les C152 et autres DR400 ! Ahhh les voilà, ils sont tous en train de tourner ! Il nous faut 5mn d’attente avant d’être autorisé décollage piste 08. Mise en puissance, le Cap prend sa ligne de vol (train classique oblige), rotation, immédiatement palier à 10m de la piste. En bout de piste montée franche et altération de cap au 120 (consigne pour ne pas survoler les habitations).
Il ne faut pas plus de quelques minutes pour approcher l’axe de voltige 6201 situé au nord de Nangis, dans une forêt. L’axe est matérialisé au sol par un chemin forestier. Avant d’utiliser l’axe, nous contactons Sein Info. La fréquence est bien chargée, premier message, visiblement pas reçu par la contrôleuse. Et là, nos oreilles ébahies entendent au autre pilotaillon s’annoncé pour le même axe, avant nous donc, perdu ! Heureusement pour nous il n’en a que pour 10mn. Nous décidons de commencer notre vol de mise en garde, bien au nord de l’axe.
On commence pas du vol lent, très lent, au bord du décrochage, capot cabré, on maintient en palier, puis en virage gauche et droit. Jusque là ca va. On va donc étudier la différence entre glissage et dérapage (vous vous souvenez des cours de méca du vol ?). La situation la plus dangereuse, le dérapage, a déjà conduit à des pertes de contrôle en dernier virage notamment, lorsque le pilote, overshootant l’axe de piste, décide de mettre du pied pour resserrer le virage ! Ca ne pardonne pas, vol dissymétrique, bille à l’extérieur du virage, le cap part d’un coup sur l’aile intérieure, on se retrouve très rapidement presque sur le dos, la perte d’altitude est franche, 500 pieds, ici sans danger à 3500ft, mortelle en dernier virage !
On reprend un peu de vitesse et essayons des virages glissés et dérapés. On constate que que lors d’un virage glissé, le facteur de charge diminue (le G-mètre à bord indiquant instantanément tout changement), en virage dérapé au contraire il augmente, d’ou le décrochage en dernier virage…
L’axe va bientôt se dégager, on essaye le virage à plat, pied en buté, ailerons dans l’autre sens pour compenser. Le Cap tourne parfaitement à plat, impressionnant !
Ca y est l’axe est à nous ! On commence par du vol tranche, un coup à gauche, un coup à droite ! Pour faciliter, on commence par monter sous 45° puis ailerons à droite jusqu’à la tranche et plein pied à gauche pour compenser. Le cap ne tien pas dans cette position et lorsque le nez passe l’horizon, ailerons à gauche pour rétablir le vol horizontal, et en dernier on recentre les pieds. Idem de l’autre coté en inversant. Jean-Pierre s’assure de la fraîcheur de mon estomac, on est parti pour une boucle ! Le facteur de charge de 3g se ressent énormément ! Une fois le passage dos, la tête part en arrière et on découvre la terre, au dessus de nos têtes, magique ! On continue surtout bien à tirer sous 3g pour ne pas finir la boucle sous l’altitude de départ. Ca y est c’est à moi, je tire, pas assez au début, bien gardé 3g au G-mètre, on passe dos, comme je n’ai pas assez tiré, on a un petit buffering avant d’entamer la descente, on remet les ailes à plat avec l’horizon (et oui j’avais tiré un peu à droite sans le vouloir, il paraît que c’est classique, J-P m’avait pourtant prévenu avant), je continue à garder mes 3g pour bien finir la boucle. On recommence, une seconde, cette fois ci en gardant bien 3g dès le début, la boucle tourne mieux, il nous restait un peu de vitesse au sommet.
On passe au tonneaux « école », une barrique quoi ! On ne s’occupe pas de compenser sur la tranche au pied, de pousser sur le dos et de remettre un peu de dérive sur la dernière tranche. Non, on fait simple pour commencer, je monte à 45° et là ailerons plein gauche (les effets moteurs aidant, ca tourne plus vite à gauche). Habitude du simu ou du modélisme ou un peu des deux, va savoir, le réflexe est de compenser, erreur (pas bien grave cependant). Le second est plus net, plein ailerons gauches, je ne touche à rien d’autre. « ca va toujours ? – oui super !). 2-3 minutes après un peu moins super, pas une vraie nausée, mais je sens que les g ont fait leur effet pour cette première expérience de voltige. Pas là peine d’aller jouer avec ca, un premier vol est toujours un peu désorientant pour l’organisme, on va rentrer. Nous revoilà partis pour Lognes, passage verticale Fontenay à 2200ft. On descend ensuite à 1500ft pour un retour Sud à Lognes (par le gros hangar vert pour ceux qui connaissent). Un peu moins de monde sur la fréquence, il est 13h, les estomacs doivent se remplir … le mien ne s’est pas vidé. Posé sur la 08 par Jean-Pierre, on sent l’instabilité à l’atterrissage, Jean-Pierre bataille pour filer droit avec le vent de travers. Je m’entraine un peu au roulage, ca doit demander un peu d’entrainement pour bien maitriser tout ca.
Conclusions de ce vol : Super !!!!! la voltige, c’est un domaine de vol très spectaculaire, très exigeant aussi, mais je pense énormément formateur, les effets sont très importants, l’approximation bannie, une vraie rigueur du pilotage ! 48mn de pur bonheur, à refaire absolument … les pilotes voltigeurs le savent bien, quand on y goute … (j’étais prévenu pourtant, alors soyez le à votre tour !)
lundi 9 novembre 2009
Allez faire un tour sur le site de l'AOPA !

En ce début d'hivers tout gris, prenez donc quelques minutes pour aller faire un tour sur le merveilleux site de l'AOPA! En plus d'y travailler votre anglais aéro, vous y trouverez une base d'informations énorme sur les incidents et accidents récurrents, les erreurs courantes, les approximations de phraséo, ...
Un site à lire et à relire, qui s'enrichi chaque jour d'avantage!
Pour l'anglais c'est par ici : Say It Right

Les cours interactifs en général : Interactive Safety Courses
(des cours pratiques et très pédagogiques sur la météo, la navigation, le GPS appliqué aux vols VFR, la gestion de moteur, le vol en montagne, ...)
et aussi : Real Pilot Stories, Accident Analysis, ...
Un site comme on aimerait en voir plus souvent! Alors profitez de l'hivers pour rafraichir et compléter vos connaissances!
Fly safe,
Tibo
vendredi 11 septembre 2009
Semur en Auxois : Aero-Tartiflette
Mercredi (J-3) : Prise de météo, CavOK. Notre créneau, qui devait initialement durer toute la journée à été réduit pour laisser la place à tout le monde de voler (peu d’avions dispos au club en ce moment…). Ca fait râler mais il nous reste encore jusqu’à 15h pour en profiter, manger sur place et rentrer tranquillou !
(trace MotionX de l'aller)
Vendredi matin (J-1) : Les TAFs sont pas bons, des nuages à 1500ft sur toute la route, des averses de pluies prévues par Orly, une visi pas top … ca sent l’annulation, la miss météo France se serait elle encore planté?! Je propose à mes passagers de faire le point en fin d’aprem !
Vendredi 18h (h-14) : Les TAFs s’améliorent, des nuages à 1500ft, oui mais few, et montant rapidement à 2500ft. Décision est prise de se retrouver à Lognes demain matin à 7h30 pour le petit déjeuner.
Samedi matin (D-Day) : Réveil difficile à 6h, à 6h30 on commence à y voir un peu, tempête de ciel bleu ! Ca donne la patate pour filer se préparer en 15mn, je saute dans mon antique auto direction Lognes. Arrivé sur place à 7h, je galère pour trouver des croissants ! Finalement ce sera pain, Nutela (à ne pas ressortir sur le trajet, ca tache !).
Mes compagnons du jour arrivent à 8h, la phase de réveil semble encore inachevée… On sort les avions avant de petit dej pensant que j’imprime la dernière météo, re-check les Notams, et relis mon Log. Le plein du réservoir principal est fait, pas l’additionnel, comme nous ne sommes que 3 et que le devis de masse le permet, nous allons compléter tout ca avant le départ.
J’installe tout le monde dans notre brave F-GOVG, le DR400 160cv du club. Mon associé et aussi pilote en formation (sur DR400 120cv) trouve vite ses marques, mais se sent bien loin des instruments depuis la banquette arrière ! Ma voisine du jour n’a jamais mis les pieds dans un avion de tourisme, petit rappel de ce qu’il ne faut pas toucher (surtout au décollage et à l’attero !) et je mets en route. La tour est encore fermée, mais les trafics sortent de partout pour ce beau week end de fin d’été qui s’annonce ! Nombre d’entre eux partent pour 2 jours ! Veinards ! Un court passage à l’essence pour nous donc, on complète le réservoir additionnel, puis direction le point d’arrêt. Devant nous un PA-28 et un PA-32 partent pour Chalon.
on ré-ouvre légèrement la verrière et hop, ca part aussi sec!).
on s'alignera en 26 avant que le PA-32 n'est fini de dérouler sa Check).
Décollage en 26, vent calme, passage vertical 1500ft puis prise de cap au 130 vers Nangis. La visi n’est pas top ce matin, mais on se repère facilement, une fois passé Nangis, je passe avec Seine Info et prend la direction du Vor de Bray. On retrouve sur Seine les 2 Pipers qui nous précèdent !
La traversé de la Seine au soleil rasant est toujours aussi belle ! Nous voilà verticale BRY, en montée pour le FL055 ou nous resterons, la visibilité se dégage, on est au dessus d’une couche très parsemée, pas d’inquiétude.
Il est temps de redescendre, les trous sont larges pour repasser en dessous, mais le plafond bas à mon gout pour la région (il y a un peu de relief par ici !). On laisse à notre droite les coteaux de Chablit (non, pas d’alcool dans l’avion on vous a dit mon brave monsieur !).
On est sous la couche, obligés de rester à 2000ft, altitude du tour de piste. Cela ne me plait guère, je m’annonce donc assez tôt sur la fréquence de Semur en Auxois et m’annoncerais régulièrement (à 5mn, à 3mn, à 1mn, verticale).
La manche à air nous donne un vent du 080° pour 10kt (environs, car une manche à air, 100ft au dessus, ca a toujours été une petite tache rayée au sol pour moi …). Ce sera donc une intégration pour la 04. Juste avant le seuil, une rivière, très en contrebas, puis des arbres, la piste fait 670m, bombée (elle descend bien à partir de la mi-piste la bougre !).
Une fois au parking, on coupe tout, puis on cherche un signe de vie sur ce terrain déserté… personne ! Bon on verra au retour pour les 3€ de taxe ! La ville est à moins de 15mn.
Une visite de 2h pour se dégourdir entre les remparts, puis on se met en quête d’un resto. Nous voilà à midi tapante à table (il a même fallut négocier pour manger si tôt, mais on a un avion à reprendre nous mademoiselle !). Le retour promet d’être un peu plus agité, je prends donc des forces avec une tartiflette Epoisse / Andouillette du Morvan ! Mes compagnons du jour, une autre tartiflette au roquefort et un plat de ravioles au morilles et foie gras. Une fois les estomacs rassasiés, un café et c’est reparti, il est 13h, il nous faut décoller à 13h30.
15mn après nous sommes de retour au terrain, les hangars sont désespérément fermés, la tour désaffectée, personne, on se résout à économiser 3€. Météo prise via AéroWeather, couche fragmentée, 4000ft. On va tenter de passer au dessus pour éviter de se faire secouer à 3000ft.
Les nuages sont un peu plus présents, mais à 4000ft environ. On pense d’abord pouvoir passer au dessus, Seine Info nous donne une couche à 3500ft jusqu’à l’arrivée, éparse. En montée, au FL065, on est pas encore au dessus (un grand trou nous permettant de monter tout droit sur notre route)
Comme il nous faudra redescendre 10mn plus tard on se résoudra à finir le vol à 3500ft puis 3000ft la couche descendant comme prévu. Je me méfie des planeurs à St Florent, Seine Info me dit qu’il n’y a pas d’activité sur place. On ouvre quand même les yeux et heureusement, à 10h, 500ft plus bas, un planeur à trouvé une pompe et ne la lâche pas. On avise Seine car on a au moins 3 appareils aux fesses qui font aussi route vers Paris.
Arrivée 5mn après BRY, on quitte Seine, contact Nangis, personne non plus décidément ! On passe verticale LFAI à 2500ft, en descente, puis on quitte pour prévenir Fontenay, que l’on va passer juste au dessus de leur vent arrière, toujours seuls!
La pluie commence à tomber, je prends l’ATIS de Lognes, la 26 toujours, altération de cap au Nord pour rejoindre l’A4 et Ferrière pour ne pas aller croiser d’éventuels départs vers le sud -estet prendre directement la longue finale.
Pour pratiquer un peu d’anglais: « Lognes Tower, F-VG good afternoon »
- F-VG, Lognes Tower, pass your message.
- F-GOVG, Robin DR400, Inbound, 3min from Ferrière with information Golf, 3 POB.
- …
On rejoint l’autoroute, puis le travers nord Ferrière les yeux grands ouverts au cas ou… Le contrôle nous autorise pour une longue finale 26 dure. On pose et rejoint le parking, il est 14h50, impec dans le timing. Je remplis les documents, petit débrief avec les passagers ravis ! Ca fait plaisir, mes premiers passagers en Mai n’avaient pas eu de change, ca avait bien turbulé pour Deauville, du coup j’appréhendais un peu! Ajourd'hui, super, un air presque tout calme !
Une très belle journée en résumé ! Un vol plein d’enseignements sur la gestion d’une nav en dehors des sentiers connus, une bonne météo, mais avec des prises de décisions nécessaires quand à la couche, un retour à une altitude plus basse que prévue (re-check des zones, reliefs, ...) Un terrain à revisiter à l’occasion, très bien situé, dans une région pleine de charme, et ce qui ne gâche rien: on y mange bien à moins de 15mn du terrain !
dimanche 30 août 2009
Toujours plus au sud !

de nombreux "sauts" de position GPS)
L'été est passé, les vols se sont vu pour la plupart annulés cause mécanique, pas de bol sur ce coup, car c'est quand même très rare au club), dur pour le pilotaillon que je suis de rester clouer au sol par ce beau soleil!
En ce dimanche matin, réveil 7h30, CAVOK, j’imprime la dernière météo au cas ou, un coup d'œil sur le site de réservation, vérifier que F-GOVG n’est pas noté en « mécanique », couleur rouge tant redouté qui ma causée tant d’ennuis. C’est bon, ouf. Mon copilote n’est pas là ce week-end, tant pis, pour ce vol de 2h A/R vers Cosne sur Loire, je partirais seul. 9h, arrivé au terrain, il manque un PA-28 dans le hangar, parti pour le week-end, le second va partir quelques minutes après moi. J’aide ses 2 occupants à l’extraire du hangar, de toute façons mon DR-400 est évidemment tout au fond.
10mn plus tard, me voilà face au VG, le nettoyage de la verrière n’a semble t-il pas été le soucis des pilotes d’hier, qu’à cela ne tienne, un coup sur le pare brise, vérification de l’huile, on en rajoute une goute, purge des réservoirs. Je déroule ensuite la check, pré-vol interne, externe, mise en route pour l’essence.
L’information Alpha ce matin est on ne peu plus idyllique pour nous autre pilotes VFR : vent calme, visi >10km. Je demande le roulage pour le point d’arrêt (en anglais s’il vous plait, il faut pratiquer un peu pour ne pas perdre depuis le test en juillet). C’est parti pour 2h de bonheur, je quitte avec lognes, prends un cap 130° vers les étangs de Gretz, check point tournant, direction le point N de la CTR de Melun, en auto-info, comme tous les w-e. Je monte à 2500ft, plein sud vers SM. Je quitte Melun et passe avec Seine Info, en anglais à nouveau, autant en profiter ! Je souhaite monter à 3500ft QNH. Une fois passé Nemours, plus de classe A haut dessus de nous, je demande une clairance pour le FL075 (pour le plaisir d’aller voir la haut).
(Montargis vu du FL075)
10mn plus tard je passe travers est Montargis, visuel sur le terrain qui fut ma précédente destination, cette fois ci je continue ma descente vers le sud … La visi me laisse voir parfaitement ma route, a droite la centrale de Sampierre en Burly (et sa ZIT), devant, celle de Belleville (encore une ZIT, rohh zut …).
(La centrale de Sampierre en Burly... difficile à louper avec cette visi!)
Celle là me sert de repère car le terrain est en plein derrière. Il faut commencer ma descente, après accord de Seine Info. Ma route me fait normalement passer au dessus de la ZIT, pas large mais un peu au dessus (d’après la coupe verticale de Navigation, le super logiciel de Foufou, utilisé pour la première fois sur cette nav …). Par sécurité, je contourne quand même la ZIT tout en continuant ma descente. Je contacte Cosne, pas grand monde, je passe vertical 2100ft. La manche à air me semble plate, pas de QFU préférentiel sur la VAC … zut, que choisir… ce sera le 29. Un Robin s’annonce au point d’arrêt, je lui demande de me confirmer le vent (il a une super vue sur la manche à air, lui), il me confirme vent calme, venant un peut de l’ouest, donc la 29. Je rejoins le circuit en vent traversier, prépare la machine en vent arrière, je vire en base, finale, plein volet, on croise et frôle l'autoroute en finale, comme à Lognes en 08, je suis sur le plan, la piste de 800m non limitative. Je peaufine l’arrondi, 400m suffise pour s’arrêter. Le taxiway étant à sens unique, le Robin au point d’arrêt remonte la piste pour me laisser la place, je remonte à mon tour et la lui libère, direction le parking pour une escale technique (non l’avion ca va, c’est le pilote qui a une envie pressente, le thé de ce matin surement).
Cosne c’est un peu perdu, mais ca fait du bien. Je reste 10mn, il faut rentrer manger à Paris. 2 complets pendant ma pause, ca ne traine pas ici, une escale de campagne réputée il semblerait ! Retour sur Lognes, avec un gros plaisir, une montée FL105 (si si avec ce brave DR-400 160cv.).
(L'alti qui a déjà fait un tour ... me voilà FL105, magique!)
100kt au badin, pas fameux, même en calculant vite fait avec l’altitude et la température. Passage de Montargis, bien à l’est, un parachutage à mon niveau, je vois les voiles s’ouvrir en contrebas. Il faut penser à redescendre en dessous de la TMA de Paris. D’abord au FL045, puis à 2500ft, avec Melun, 1500ft avant de sortir de la CTR. Ca turbule bien depuis ma descente ! On était mieux la haut ! Arrivé sud sur Lognes, en anglais toujours. Verticale 1500ft, je rejoins la vent arrière, posé sur la 26dur (et oui le QFU à changé en 2h), cote à cote avec un TB9 que je trouve bien près, axé sur la gazonné lui.
2h13 heure bloc, un vrai bonheur, ca me remet la patate pour un moment ! Je descends fatigué, mais avec une immense envie de repartir, encore plus loin, pour un week-end ou une journée entre amis ! Ce sera peut être pour le w-e prochain si la météo le permet.
lundi 3 août 2009
Cap plein Sud ...
Tant pis qu'à cela ne tienne, je préparerai une nav plein sud ... se sera, Montargis (nettement moins glamour que Calvi, certes...).
Trace GPS incomplète, vol aller, avec MotionX sur l'iPhone(un peu déçu car l'altitude n'est pas exportée dans le fichier KML)
On monte pour la verticale 2000ft puis retour sur Lognes, on quitte circuit et fréquence et on repasse avec Seine pour un vol retour, on demande la montée au FL055, accordée, pas grand monde en ce dimanche soir.
Ca ne bouge pas, l’avion file droit. La nav à cette altitude est bien plus simple que je ne pensais, les repères très visibles, les villes se dessinent au loin. VG file sous les nuages, la desserte commence pour passer sous la TMA de Paris, il faut être à 3500ft avant Fontainebleau plus 2500ft avant d’entrer dans Melun et enfin redescendre au plancher des vaches, à 1500ft avant de sortir de la CTR de Melun.
Un vol seul, non prévu, un dimanche soir, juste pour le plaisir de filer dans l’air, de se concentrer sur son appareil et sa nav plutôt que sur son boulot (oui ca fait un bien fou).
Bref juste un vol comme ca, pour en profiter … et au passage découvrir les FL, la mixture et Montargis, pas mal pour un vol « détente ».










